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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 06:58
suite le l'article.... page n°2

Non à la junte culturelle française instituée et ses mesures vexatoires.

biennale de lyon

Artistes ne parlez pas aux cons qui dirigent dans ce pays les institutions culturelles et artistiques ça les rend intelligents.

En France une très large majorité d’artistes et de plus en plus nombreux désavouent, contestent et rejettent les sales méthodes rétrogrades et tyranniques des dirigeants des institutions culturelles et artistiques à la botte des puissances privées de l’économie mondialiste. Leurs pratiques sont une véritable insulte à la démocratie et malheureusement encouragées par des politiciens français, financiers et industriels véreux. Depuis plusieurs décennies les artistes français ont été exclus des pôles de décisions culturelles et des politiques culturelles dans les arts plastiques ou les arts visuels en France. Cette oligarchie culturelle irrespirable, pernicieuse et destructrice a la main mise dans ce pays sur les institutions culturelles et artistiques, collection publiques, expositions muséales, la délégation aux arts plastiques au ministère de la culture, sur l’attribution des subventions aux artistes, la représentation publique d’artistes français à l’étranger, (…). Cette petite oligarchie culturelle française sous le chapeau « art contemporain » a contrecarré toute immixtion et ingérence des artistes dans la gestion administrative et institutionnelle de la culture et de l’art. Comment nos universités ont-elles pu fabriquer et façonner de tels hypocrites d’une bêtise systémique dotée d’un corporatisme si monstrueux et scandaleux, véritable chien de garde de la création contemporaine en France. Nous assistons à un triste spectacle depuis presque trois décennies où au nom de ce sigle commercial « art contemporain » des artistes vivant en France se dépouillent eux-mêmes de leur liberté de conscience. Des artistes qui ne sont plus que de simples sujets soumis à la servitude institutionnelle au service d’un marché d’art international spéculatif et véreux. En France, les dirigeants des institutions dans les arts visuels ou dit « art contemporain » n’ont eu que pour objectif premier de semer puis cultiver les germes démobilisateurs au sein de la communauté artistique, dépouillant les artistes de toute activité revendicatrice et mobilisatrice. Cette vocation muséale c’est insérée de plus en plus dans une véritable charge pastorale ou les dirigeants culturels visitent leurs diocèses en donnant l’accréditation, la confirmation, et se préoccupant seuls des réformes de leur nouvel ordre corporatiste nommé « art contemporain ».  L’art contemporain ou ses nouveaux dévots ! Puisque être artiste dans ce nouvel ordre corporatiste se résume à être à la dévotion de cette petite caste de conservateurs, commissaires d’exposition, curateurs, tous ligotés ou amarrés au marché international véreux d’art contemporain, un marché bardé de délits d’initié, des auteurs créateurs sanglés par une soumission absolue aux obligations de ce nouveau corps sectaire. Nous assistons donc bien depuis tout ce temps (ce que j’ai d’ailleurs toujours pensé depuis le milieu des années 80) à l’implantation d’un ordre (corporatiste) pour les arts visuel ou les arts plastiques, dont le concept « confus » (basé sur la confusion) de son sigle commercial « art contemporain » à permis d’organiser une oligarchie culturelle mondiale dans laquelle s’inscrit cette petite caste française dont l’objet est simplement de dominer la diffusion artistique et sa création contemporaine. Une mise au pas des artistes et de leur satanée liberté d’expression et de conscience qui nous éclaire sur les sales intentions farcies de certitudes dogmatiques qui spécifient cette petite caste culturelle fondée sur sa conception cynique du monde pilotée par l’idée que la nature humaine se limite à un marché et à un machiavélisme barbare et nombriliste. Une petite caste culturelle qui édicte ses principes d’inégalités et de supériorités à visées universelles en inculquant et vulgarisant grâce à sa main mise sur les espaces de diffusion ses théories fumistes, démagogues et doctrinaires sur ses préceptes normatifs de « low » art et « high » art. Une normalisation qui est la genèse de sa propre composante crédibilisant ainsi ses attributs dont l’unique objet est ce pouvoir institué par une classe politique française conformiste et frustrée d’avoir été chassée de la création contemporaine dans les décennies qui ont précédées 1968. Cette volonté de politiciens de normaliser, réguler et uniformiser les processus de monstration dans les arts plastiques ou les arts visuels n’a cessé de s’accroître après 68 et une volonté qui c’est amplifiée avec la venue de la gauche en 1981. Par exemple la grève générale d’étudiants des écoles des Beaux Arts en 1979-80 contre la division de l’enseignement artistique en départements spécifiques a trouvé lettre morte sous le règne de Mitterrand, étonnant ! Mieux, ces étudiants qui ont soutenus cette grève et militant pour l’arrivée de la gauche en 1981 on été en partie chassés des écoles d’art par la gauche elle-même dans les premières années de son pouvoir. On a assisté même à des procès (conseil de discipline) contre des étudiants dont certains avaient un potentiel artistiquement fort ; d’étudiants trop électrons libres, tapageurs, des étudiants politiquement incorrect, étudiants militants ; communistes, trotskistes et libertaires, (…), sans compter l’éviction d’étudiants repérés pour leur talent avéré et qui auraient fait de l’ombre à leurs propres professeurs en sortant en fin de cycle des écoles d’art, une pratique dégueulasse qui n’est pas nouvelle car on l’a retrouve dans toute l’histoire de l’enseignement artistique y compris autrefois dans l’apprentissage dans les ateliers de maître. Mieux encore, cette gauche a évincé des étudiants qui avaient pointé d’un peu trop près leur nez et dévoilé certaines énigmes bizarroïdes sur le financement d’association de profs artistes. L’histoire a donné raison à cette grève, les arts visuels ont envahi des champs insoupçonnés à l’époque avec des pratiques transversales inattendues et parfois insolites, ces quelques profs et étudiants avaient vu juste, les arts plastiques ou les Beaux arts seraient multidisciplinaires, pluridisciplinaires explorant des champs atypiques tout en restant dans le cadre de l’art et non des arts appliqués. Sous la gauche, avec la création de la DAP, la délégation aux arts plastiques au ministère de la culture, l’état culturel sous la direction de Jack Lang a renforcé ce dit professionnalisme en favorisant par un schéma directeur les métiers d’art, la pub et donc les arts appliqués dans les écoles d’art contre la volonté des étudiants grévistes avant 1981 qui avaient expliqué déjà que les écoles d’art n’avaient ni les compétences et les moyens techniques à de telles formations. Ces étudiants grévistes redoutaient déjà sous la droite et le gouvernement de Monsieur Giscard d’Estain, une canalisation des libertés de la création contemporaine sous les prétextes d’un professionnalisme et donc offrir aux commanditaires un droit inamovible sur la création en elle-même. Malgré une mystification politique, il n’y a pas eu de politique de gauche pour les arts visuels car les choix en politique culturelle ne se limitent pas à un plus ou moins de subvention dans les institutions culturelles, son renforcement structurel et à son saupoudrage ou à la mise en place d’une police culturelle et artistique. Une politique culturelle de gauche pourvoit à une action culturelle qui propose une palette de résolutions afférant directement aux assises même d’une culture et de ses fondations qui auraient dû accentuer son soutien en offrant les moyens d’une émancipation des artistes face à l’institution, au pouvoir et face aux travers dangereux du marché et des marchands d’art en renforçant culturellement des alternatives artistiques nées de l’expérience esthétique de leurs auteurs créateurs, c'est-à-dire tout simplement s’inscrire dans leurs projets artistiques et non demander aux artistes de s’adapter à ce qu’ils n’ont jamais convoité. Après 1968, les sanctions tombent et l’architecture quitte les écoles d’art. Après 1981 avec la gauche fleurissent les Drac, les musées d’art contemporain, centres d’art, Frac avec l’arrivée massive de leurs directions composées de cadres formés dans les facultés d’histoire de l’art, où comme chacun le sait, l’enseignement est très conformiste, conservateur et fort éloigné de la pénétration et la compréhension des mécanismes complexes de la création. Á en croire même que pour cette gauche proprette à la vue de ces choix étranges ; « en fin de compte « 1968 » serait peut-être sorti tout droit des entrailles de ces facultés d’histoire de l’art, cherchez l’erreur ! ». Dans les années 80 et surtout avec le boum de 1984, on a vu arrivé ces cadres de la Drac prêchant un individualisme forcené dans l’enseignement artistique (une dialectique bien sûr libérale et non de gauche !). Je rendais visite à des copains étudiants dans une école des Beaux Arts et je me suis moi-même disputé avec l’un d’entre eux, « missionnaire » à la Drac qui fait jusqu’à ce jour une très belle carrière dans l’institution et qui cherchait à l’époque à diviser par tous les moyens un groupe d’étudiants comme on le dit « dans le vent » mais solidaire, un petit clan formé en réalité par l’affecte et non par une virtuelle esthétique partagée. Il leur vantait les mérites de l’individualisme dans l’art en les incitant vraiment à se séparer tout en faisant valoir son poste administratif culturel non négligeable et décisionnel pour de jeunes artistes dans l’art contemporain. Faut-il croire que l’instinct grégaire chez les étudiants finit toujours en manifs ou en mouvements artistiques post-révolutionnaire ? Quand à la réforme qui succéda en conceptualisant l’enseignement artistique et surtout en gommant la plupart de ses pratiques et d’une culture générale vidée de l’enseignement d’histoire de l’art et surtout de l’histoire des artistes (ce qui n’est pas la même chose !), ce fut tout un programme de normalisation et de standardisation dont on connaît aujourd’hui les résultats catastrophiques avec des étudiants frustrés en fin de cycle même avec un diplôme. L’objet de cette planification n’a été que des manipulations populistes de jeunes artistes en devenir dès l’enseignement supérieur pour contrôler et maîtriser les libertés individuelles excessives dans la création contemporaine. Son objectif à peine voilé a été d’éviter le renouvellement de ce type de mouvements artistiques radicaux qui ont marqué l’art moderne ou post-moderne comme Dada, Surréalisme, une branche de la Nouvelle Objectivité, Situationnisme, ou comme l’Arte Povera qui crachait sur les expositions muséales. Des mouvements artistiques rebelles marqués politiquement très à gauche et qui échappaient totalement au pouvoir établi et à son opposition politicienne conformiste. Des mouvements artistiques qui avaient en plus le désagrément d’avoir pignon sur rue et pire de renommée internationale. Dans les années 80 et au moment du boum du marché de l’art nous avons assisté à la montée sous la gauche de jeunes artistes de notre génération et qui avaient partagé les mêmes cours aux beaux Arts, plutôt opposés à toute forme d’activisme politique de gauche, contre les grèves d’étudiants et fan de « l’école américaine » et de son marché de l’art fleurissant. Donc sous ce gouvernement de gauche, des étudiants plutôt de droite, souvent des enfants de la bourgeoise locale qui s’opposaient à la gauche et qui s’opposaient aux étudiants de gauche qui la soutenaient ont trouvé auprès de l’institution culturelle, les Drac, centres d’art, une formidable écoute. Ces étudiants conservateurs ont été mis en avant dans les expositions puis soutenus par des galeries parisiennes, franchement, on riait jaune et de moins en moins rose car nous, nous étions écartés par ces fonctionnaires culturels nouveaux venus dans le giron du dit « art contemporain » sous la direction du gouvernement dit socialiste. Les années passent, et le turnover a assuré leur succession, les galeries d’art renouvelant souvent leur cheptel. Quelques uns ont leurs œuvres dans les collections publiques, peut-être chez quelques collectionneurs, quelques privilégiés sont professeurs d’art, et les autres se sont évanouis. Mais rares sont ceux qui ont eu une exposition muséale personnelle digne de ce nom, un ou deux passages à la Fiac et puis s’en vont, la carotte a bien fait son job, ils se sont évanouis mais beaucoup d’entre eux travaillent encore dans l’isolement… C’est bien sous cette gauche et le parti socialiste que le milieu dit de l’art contemporain va se « droitiser », un sacré cadeau de la gauche aux conservateurs de droite, excepté dans les milieux alternatifs dans lequel j’ai évolué. Aujourd’hui, culture rime avec marché et création avec débouché ou produits dérivés. La culture s’enferme dans un engrenage infernal où l’on discute plus des moyens mais uniquement de stratégies et des objectifs à réaliser, un reflet de l’évolution de la critique d’art depuis la deuxième moitié des années 70 et la mise en place d’une culture populiste et consumériste. Dès le début des années 80 ont émergé un consensus de l’ordre social consolidant les assises de l’arrivée d’une nouvelle autorité culturelle politique et économique associée et disposée à ordonner et énumérer l’univers de l’art et les « choses » de la création pour les assigner à leur place (!). Un consensus social édifié sur des règles et des directives au nom d’une cohérence culturelle et artistique planifiant des ordres de mission pour uniformiser la création contemporaine en un ensemble homogène, fonctionnel, cohérent avec des méthodes rationnelles (ça me fait encore froid dans le dos !). Les artistes ont été dissociés de ces principales mesures et on a assisté au spectacle au quotidien d’une conscience politique et bureaucratique qui se prend elle-même pour objet et qui au fil du temps se laissera aller à n’être plus que la seule référence du monde non réel mais visible de cet ensemble déterminé et désigné création contemporaine. Une création dont les libertés ont été rapidement délayées dans ce sigle et ce concept confus d’« art contemporain » et n’être plus en un temps record que le signe certifié qui renvoie à une exclusivité d’une activité exercée dans un milieu prétendu réel et en synergie avec une réalité cohérente (ben voyons !). Sous l’égérie d’un signe, l’évolution de l’expérience esthétique dans ces années 80 et 90 a été métamorphosée en un ensemble identitaire où tous les acteurs (artistes, bureaucrates, conservateurs, commissaires…) du signe « art contemporain » se sont cimentés ad vitam æternam par une logique commune d’homogénéisation pour nourrir ce nouvel ordre établi. Avec quand même un gros problème, c’est que les artistes initiés à cet ensemble dit cohérent labellisé par ce sigle muté en signe sont élus, sélectionnés ou adoptés par les acteurs réels de cette hypothétique homogénéisation qui eux ne sont pas les facteurs de la création contemporaine mais seulement les chiens de garde. Ces artistes initiés sont bien soumis à des mesures disciplinaires qui leur donnent acte de se soumettre à la volonté de cette diaspora sinon ils sont exclus « du champ du signe » (?) et de son environnement institutionnel et par conséquent des trois quart du marché d’art. En réalité, cette diaspora politico bureaucratique pour homogénéiser la création contemporaine et s’accaparer du pouvoir, cette diaspora a lié au sein de l’hétérogène en une émulsion : « d’artistes dans un corps bureaucratique et corporatiste » sachant que grâce au turnover quatre vingt quinze pour cent de ces artistes initiés ne seront en réalité que des particules miscibles dans une solution où précisément ils n’ont ou ils n’auront pas ou jamais la solution. Ce concept « confus » d’« art contemporain » n’est qu’une figure de la dictature molle qui s’accompli au nom d’un consensus paradoxal autoritaire, le b.a.-ba de l’archaïsme politicien. Une dictature molle qui est venu à bout de cette tradition libertaire de la création et qui par la force de son endoctrinement a altéré et transformé la création contemporaine en une apologie d’une pensée de l’illusoire et du dérisoire. Les artistes se sont piégés eux-mêmes par leur ego pulsionnel narcissique et par une propagande mensongère où la bureaucratie culturelle et les élus ont fait croire aux artistes qu’ils allaient leur rendre la vie plus facile et plus intéressante que leur propre création. Où les espaces institutionnels et la bureaucratie culturelle seraient les deux nouvelles mamelles de leur ego. Cette dictature molle a voulu tout simplement vous volez votre public en développant des espaces de visualisation en des espaces leurres, des espaces appâts, des espaces pièges où les deux belligérants artistes et public se sont fait harponnés, abusés, piégés et où ils ne se retrouvent plus ensemble. Lorsque s’opère la dissociation entre artiste – public (même si parfois, il y a divorce entre artiste et public car on lui offre une création qui le rebute) alors s’opère toujours, systématiquement, une dissociation entre l’œuvre et l’artiste et une part importante de la poétique tombe en ruine. Cette politique expansionniste de l’oligarchie culturelle française et de certains élus français sur la création contemporaine, puisque c’est Monsieur Hou Hanru, chinois, qui est commissaire flic d’art de cette biennale officielle d’art contemporain de Lyon 2009, donc cette action culturelle et politique de cette diaspora bureaucratique française me fait penser à un texte de Mao Tse-Toung. Un texte dans ses écrits militaires du 8 février 1949,  « l’armée n’est pas un seulement un corps de combat, elle est principalement un corps de travail ». Chers artistes, cette diaspora culturelle française n’a pas qu’oeuvrer qu’en son pouvoir, elle a travaillé son pouvoir et elle a surtout travaillé à vous soutirer votre pouvoir. Certains vous rétorqueront que la responsabilité est à la profusion et la confusion des concepts mais si c’était le cas ; l’accumulation de la profusion et de la confusion des concepts n’a été qu’un prétexte à ce concept « confus » « art contemporain » à visée politique libérale et globaliste. Qui a commencé en France à parler de confusion, de cerner l’art sur des critères peu démocratiques qui ont été une rampe de lancement pour l’oligarchie culturelle dans ce concept « confus » d’art contemporain ? On le retrouve déjà chez les concepteurs de la Fiac, où on peut lire en 1980 (avant la gauche) dans une interview une liste de mots clés ; cooptation, élitisme, ligne rigoureuse, produit, absence de nouvelles tendances, marché presque nul, etc. Pourquoi tant d’élitisme pour un marché nul ? Faut vraiment être marchand pour dire ce genre de connerie… Mais on comprend surtout que le marché et le principe marchand de ce concept « confus » « art contemporain » relève pas de l’art et du flux réel de la création contemporaine mais bien de la confusion de la valeur d’usage marchande basée et établie sur une confusion idéologique sur la conception même de la création contemporaine. Ces options nous indiquent un malaise très français. Si la part de marché est nulle pour les galeristes français, et si la Fiac écartait avant 1981 déjà les artistes français émergents, c’est que les œuvres exposées et à vendre sont considérées d’une certaine notoriété et qu’elles servent de faire valoir à des galeristes français qui viennent faire les beaux ou les coqs aux milieux de galeristes étrangers qui eux ont une part de marché qui n’est pas nulle. Les libéraux que je déteste le disent eux-mêmes, quand la part de marché est nulle, il faut oser ! Et donc dans ce cas montrer une émergence nouvelle… La jet society de l’art se résume à « jette la société de l’art » On retrouve cette logique française dans les années qui suivent l’éclosion des institutions avec cette même forme de pensée et ces mêmes objectifs. D’ailleurs, dans les revues d’art de l’époque, les artistes se plaignent de ne pas trouver des espaces de diffusion pour leurs nouvelles émergences. On assistera à beaucoup d’expositions d’artistes étrangers hauts de gamme en France dans les institutions sous la gauche, après 1981, car ils représentaient une véritable part de marché aux Etats Unis, Allemagne, Italie, etc. Mais les critères seront exactement les mêmes que celles défendues en 1980 sous la droite par ce marchand d’art français et initiateur de la Fiac. Le concept « confus » d’ « art contemporain » a trouvé sa forme la plus caricaturale en France et son efficacité idéologique, celle d’un concept « confus » à visée globaliste et mondialiste aux Etats-Unis chez les galeristes américains qui ont été soumis aux exigences de leurs parts de marché et donc des volontés idéologiques libérales et globalistes des cartels de la finance et de l’industrie soutenus par le gouvernement américain. Pendant que les artistes américains émergents envahissaient la planète car derrière il y avait une volonté globaliste, impérialiste aussi bien culturel, idéologique que commercial, les artistes français suçaient des glaces en admirant les expositions d’artistes américains, allemands ou italiens en France. Quand il n’y a pas de part de marché pour des petits pois, un agriculteur ne va pas confier sa vente de petits pois à l’épicier pour garnir son étalage car lui-même n’en voudra pas. L’agriculteur si personne ne veut plus manger ses petits poids en plante dans son jardin et cultive professionnellement un autre légume. Quand il n’y a pas de part de marché pour les artistes français pour x raisons, les artistes émergents continuent quand même de créer mais ils ne doivent pas apporter à des margoulins marchands le fruit de leur création qu’ils ne voudront d’ailleurs pas car ils ne prennent que des artistes confirmés. Dans ce cas les artistes au lieu de faire la queue là où il n’y a rien, ils trouvent eux-mêmes d’autres solutions et les institutions s’inscrivent dans leurs projets. Eh aujourd’hui, on en est où ? Il y eu quelques boums internationaux en trois décennies mais les artistes français qui jouent à fond ce globalisme libéral en n’ont eu que les miettes. Les seuls artistes français qui ont pénétré ce marché international étaient connus bien avant tout ça. Bien sûr, dans la création contemporaine française actuelle, il y a eu quelques exceptions mais leurs prix de vente n’ont rien à voir avec les artistes américains. Au lieu de laisser faire une émergence alternative d’artistes vivant en France qui porte des idées en plus de leur création et de les encourager, les institutions et l’administration culturelles les ont massacrés. Ces alternatives artistiques fonctionnaient sans être décrétées sur des modes d’autogestion qui ont été vilipendées par des fonctionnaires de l’art jouant à fond la carte du globalisme libéral. Pourtant, ces fonctionnaires avec leurs institutions et notamment les musées d’art contemporain, Beaubourg en tête nous ont montré un artiste allemand sous toutes ses coutures, ces œuvres ont envahi les expositions muséales partout en France, elles sont les collections publiques, c’est joseph Beuys, et Beuys parlait dans son art d’un capital humain et de l’autogestion. L’attitude des institutions françaises est scandaleuse, c’est une honte sans nom ! Je suis très très loin de partager toutes les opinions artistiques et philosophiques de Beuys, à savoir que l’homme s’était même présenté à des élections régionales allemandes sur une liste verte avec un programme autogestionnaire. Mais Beuys soutenait ce que je ne partage pas, une forme de pensée messianique de l’être qui pense ce qui est bon pour tout humain, alors que l’autogestion qui comme son nom l’indique n’est qu’une forme de gestion entre les hommes. Quand l’artiste se met à penser que la créativité est le liant de l’humanité et la projette à travers le champ social comme un élément positif d’une quelconque libération, ça me fait penser à tous ces artistes du début du 20e siècle qui pensaient ce qui allait être bon pour l’humain et on sait comment ça a fini. L’artiste n’est qu’un simple individu parmi les autres qui est habité par ce qu’il ne domine pas toujours. La démocratie est une idée de liberté qui n’est pas un concept, car la démocratie n’a aucune valeur ni de figure dans l’absolue, elle est une idée fragile, instable et vulnérable vers laquelle on tend. Joseph Beuys a un discours qui dérape souvent mais la formulation d’autogestion pour l’art est une dynamique que nous pouvons prodiguer. Par contre, j’en tire une somme de conclusions qui n‘est qu’une base de réflexions dont l’objet n’est pas son rayonnement potentiel sur un quelconque humanisme universel. Nous vivons dans une société en souffrance avec des injustices notoires où une petite minorité en tire des mégas profits grâce à de loyaux serviteurs qui dans le domaine de l’art laminent la création contemporaine et écrasent leurs auteurs, mais comme dans d’autres domaines aussi. Je ne connais pas la formule du bonheur universel car je suis toujours hermétique à tout discours global qui ferait de moi-même une marionnette du nirvana. Le capital humain est comme la démocratie, fragile, instable et vulnérable et surtout en devenir et donc laissons les générations futures le soin de leur devenir, ils n’ont pas besoins de recettes toutes faites… Par contre, je note qu’institutionnellement, ce qui est bon en France chez Joseph Beuys artiste allemand est mauvais pour nous artistes vivant en France de la création contemporaine, et ce depuis au moins les années 80 sous toutes ces formes de monstration et de diffusion alternatives. Avec des artistes qui en plus ne se revendiquent pas de Beuys mais d’une certaine forme d’autogestion et d’une liberté de création et d’expression et de conscience. La gauche n’a pas soutenu institutionnellement cette autogestion sachant qu’en Allemagne, en Italie, en Espagne, un peu partout en Europe, ces formes alternatives d’autogestion existent aussi chez d’autres artistes européens. La gauche et le parti socialiste, Jack Lang en tête ont refusé de faire front commun en Europe face à ce globalisme culturel mondial spéculatif destructeur et surtout dans ce qui nous concerne, nous artistes, dans ce marché spéculatif sur les œuvres contemporaines, et, ça été un non catégorique ! Alors que nous artistes, nous aurions fait face non pas aux artistes américains qui ne sont pas nos ennemis lorsqu’ils ne se revendiquent pas de ce mondialisme libéral mais face au marché international de l’art à visée spéculative et globaliste tout en revendiquant d’autres alternatives dans le champ de nos pratiques artistiques, nos alternatives. Mais comme chacun le sait, politiquement en France, les artistes qui se retrouvent dans une opposition politique face à des injustices notoires et les dénoncent, plus que quiconque puent de la bouche ! Ils nous ont exclus et ils ne disent pas art dégénéré mais au fond d’eux-mêmes, c’est là, c’est présent, on le voit dans leurs regards, regards d’élus ou dans les regards de cette caste culturelle. Alors, amis artistes, ne parlez pas à ces gros cons qui dirigent les institutions culturelles et artistiques françaises, ça les rend vraiment intelligents et ça se retourne contre nous ! Pourquoi tous ces artistes ont-ils accepté ce deal surtout depuis les années 80, se faire greffé de l’extérieur un système qui pénètre leur pratique de l’expérience esthétique ? Nous savons par l’histoire de la création et des artistes que ça fini toujours mal. Nous savons par nos pratiques que nous pouvons revendiquer une pensée propre à nous-mêmes, insolite, parfois biscornue par l’élasticité produite par cette substance latente qui navigue dans ce que nous savons à peine discerner et nommer et qui nous apparaît parfois comme un yoyo de la pensée entre l’informel et le formel. Nous ne revendiquons pas d’être un élément social perturbant avec une dynamique contestataire, mais nous sommes obligé de prendre la plume pour repousser tout cet environnement parasite qui perturbe notre création depuis trop longtemps et qui coince notre pensée dans un consensus mou et autoritaire que nous ne désirons pas. Des perturbateurs sociaux politiques qui se permettent en plus de nous imposer une cohérence à l’ordre de leur discours qui ratatine nos intentions. Nos intentions sont gommées depuis trop longtemps et un effacement qui fait table rase de notre existence. Pour certains, nous avons plus de 50 ans, avec une trentaine d’années de pratique artistique, une pratique qui a toujours refusé de se mêler à cette mélasse globaliste ou mondialiste, consumériste, productiviste et populiste. Aujourd’hui, le monde non celui de l’art contemporain qui lui s’inscrit totalement dans la connerie systémique ambiante, mais donc aujourd’hui le monde tout court part en vrille, nous en connaissons les raisons et les profiteurs en France et dans le monde. Nous savons qui dans notre pratique artistique ces dernières décennies a participé globalement en France à la mise en place de ce merdier et l’a propagé dans les arts visuels et les arts plastiques. Donc, aussi bien que pour la politique générale et donc pour les ouvriers, salariés, commerçants, artisans et toutes ces familles jetés dans la pauvreté et la précarité que pour nous artistes qui ont souffert et ont été exclus ces trois dernières décennies, nous disons stop ou stoppons-les ! L’enjeu n’est pas de prédéfinir comme je peux le lire dans une littérature rétrograde et à peine facho un nouveau cadre pour les artistes, fixer de nouvelles orientations pour la création, traditionalisme, professionnalisme, picturalisme ou peinturalisme. Il n’y a que nous qui décidons ce que notre art ou nos œuvres sont et seront ! Ce que nous voulons, c’est que la bureaucratie s’écarte, que cette création débile d’un conseil artistique pour la création dégage et que l’on nous laisse des espaces pour montrer notre création et ce, en toute liberté. A ce jour, les artistes ne sont plus que des artisans, des petits entrepreneurs qui se moulent dans le cadre culturel institué qui leur est imposé comme des professions libérales qui s’inscrivent dans le cadre économique dominant. Ils se transforment en courtiers d’une culture populiste où leurs actions se limitent à démanteler les avatars du consumérisme sans froisser la reine mère, le marché de l’art véreux, ses commanditaires, cette culture populiste et ses émissaires (de bien mauvais politiciens). Ils retirent la toile en embrassant le châssis, ils discutent de la forme sans toucher à ses fondations, ils dénoncent le consumérisme sans poignarder le libéralisme, il réaffirme cette notion paradoxale de « low art » et de « high art » après la déconstruction et la destruction de « low » culture et « high » culture par les modernes radicaux. Ils se complaisent dans un néo conservatisme de commande pour satisfaire une clientèle richissime. Ils se complaisent dans une banalisation décrétée et instituée. Ils refusent de se dévêtir de cet enseignement artistique appris dans les écoles d’art par un corps d’enseignants nombrilistes et disciplinés aptes à promouvoir pour sauver la face: « de l’inconvénient de la servitude » à une jeunesse emmenée par la main dans une oligarchie culturelle qui acquiesce d’une mini exposition de groupe dans un recoin du musée pour confirmer diplômes et bulletins scolaires. On entre au musée comme on entre dans les ordres, après un interminable sicle initiatique qui n’en finira jamais commence un long parcours de cimaises (cimaise est un concept imagé) qui finira pour quelques rares chanceux par une accroche dans la grande nef. De longues années plus tard, de cimaises en cimaises, une fois à la grande nef pour une accroche enfin personnelle et déjà rétrospective (histoire de parler de la « vie et histoire des cimaises »), il ne faudra pas oublier le jour du vernissage de remercier l’institution, conservateurs, commissaires, curateurs, ministère, Frac, Drac, Cnap de vous avoir bien enfilé et enculé pour tout ce parcours si long, mondain d’un oecuménisme ringard mais post-moderne, alors que dès la case de départ de votre parcours initiatique et dit professionnel à l’accroche des premières cimaises et de votre première exposition dans un quelconque recoin de la battisse, il suffisait simplement d’allonger le bras pour prendre possession de la grande nef transformée après ce parcours sinusoïdal en une véritable salle des pas perdus. Petite note : ne remerciez jamais le contribuable dans les vernissages qui n’est jamais convié, aux yeux de la gente « cultureuse » ça fait « plouc » de parler de leurs véritables employeurs ! Un public contribuable qui paye deux fois, d’une première fois par le fruit de son impôt l’installation artistique grandiose, transports, montage, catalogue, assurance, salaires, buffets, (…) puis de son ticket le prix d’entrée au spectacle de la bonne ou mauvaise gestion de ses impôts. Mais le public n’aura pas goûté la veille au champagne et il n’aura pas non plus honoré de sa présence le soir du vernissage la table du concile rassemblant ce petit milieu de l’art, élus et hommes ou dames aux pépettes, voir pépites, dans un restaurant branché pour débattre de la bonne marche de la doctrine mondialiste et de celle de l’institution. Un repas professionnel où l’on se soulage la langue en cassant du sucre sur son voisin, apport en friandise indispensable chez l’artiste pour sucer en fin de soirée le clitoris d’une oligarchie libidineuse. Depuis toute cette planification, les pouvoirs politiques français sont rassurés, le coup de balai fut si grand, que les artistes français non même plus une reconnaissance internationale hors bien sûr quelques exceptions. Les mauvaises langues disent mêmes que les artistes français ne sont pas vraiment bien accueillis dans la sphère internationale, faut dire que lorsque vous demandez le nom d’une personnalité lyonnaise dans les « Visual Arts » ou le « Contemporary Art » connue à l’étranger, on vous répond bien sûr ; Thierry Raspail. Un Thierry Raspail qui comme chacun le sait n’a jamais rien créé de ses dix doigts hormis avec sa plume son poste de directeur artistique de la biennale d’art contemporain de Lyon, un concept où l’on se branle d’une main le pinceau d’une bouche véritable palais à mouches, l’archétype même de l’art-iste institué made in France! Aujourd’hui est mort ! Ils se prennent pour des artistes, les musées accèdent au statut d’œuvres d’art, nos vies sont leurs œuvres, ils sont le spectacle de notre quotidien à une seule partition ; «  today's is monay ». Ils préfigurent un progrès où les oeuvres ont évincées leurs auteurs… La création contemporaine est une entité fragile et précaire car une très large majorité de ses acteurs (artistes) sont isolés et ont une pratique solitaire avec des mécanismes complexes. Son équilibre ne tient qu’au dialogue et parfois aux frictions entre ses mouvances artistiques et par la reconnaissance mutuelle de cette coexistence, un équilibre du désordre dont l‘écho s’ajuste parfois (pas toujours) dans sa monstration et sa diffusion. Même si avec les avant-gardes artistiques nous avons assisté à une lutte de domination, une lutte sans merci dont les perspectives se limitaient à un point fixe dans l’horizon, d’un soleil levant sur des lendemains radieux et révolutionnaires. Cette recherche c’est confondu dans une prospection permanente de l’« autrement » s’enfermant dans l’art de la stratégie oubliant un « ailleurs » synonyme de sublime et de sensible. Des luttes intestines qui ont cloné des contraires en un discours similaire chevillant la pensée en une seule ligne directrice facteur de points dominants estampillés « vérité ». Certes ! Mais cette dynamique en vase clos découlait de la pensée et d’une lutte de points de vue articulés autour du référent art ou non-art, une lutte féconde et saine qui possède bien sûr ses propres limites en ce principe de déconstruction et reconstruction. Aujourd’hui avec le populisme industriel, l’artiste est dépossédé de ses référents soumis à l’ordre du discours qui paupérise sa pensée et sa créativité dans une uniformité salubre et hygiénique pour les dominants (économiques). Des dominants qui massacrent ce terreau de la création porteuse de sens. Aujourd’hui, les enjeux ne sont plus dans les préceptes de la déconstruction pas plus que dans ce populisme industriel et ce consumérisme culturel. Les artistes doivent retrouver les voies qui les emmènent vers un « ailleurs »  fécond de sens, de désir et de liberté. La vie d’artiste est un choix parfois difficile car fort solitaire, mais il n’est point austère, la créativité est riche et elle est un formidable stimulateur de désir et de liberté, une vie qui respire et non vaporisée dans cette économie pulsionnelle destructrice de sens. Eh oui, les artistes se fond aussi plaisir surtout avec dans cette société débile et cloîtrée dans l’idiotie cruelle et barbare, ils respirent la vie, la création peut-être un véritable souffle de bonheur pour une population meurtrie. Ils doivent systématiquement envoyer chier les castrateurs de cette bureaucratie culturelle qui les jalousent et qui ne rêvent que de les écraser frustrés d’être ce qu’ils ne seront jamais, ce petit rayon de soleil dans une société en souffrance, une société ébranlée par cette guerre économique sans merci qu’elle subit et qui lui vole ses richesses et son avenir. Ce petit rayon de soleil se maintiendra uniquement s’il est alimenté de ses propres désirs et non par une perfusion bureaucratique et oligarchique dogmatique, les juntes assassinent pour le maintient de leurs pouvoirs, c’est leur seule et unique vocation. Ces équilibres ont été totalement rompus par l’émergence de ces pôles institutionnels, la formation d’une caste de dirigeants étrangers au processus de la création et hermétique au désordre, un désordre qui offre pourtant les fruits formant ces nébuleuses dans cette constellation « art et création ». Avec sa position dominante sur la monstration, sur la diffusion et sur les aides artistiques et cette collusion croissante avec les intérêts du marché international de l’art, les artistes assistent impuissants à cette montée radicale de règles martiales édictées par ces petits caporaux « cultureux » normalisant ou engloutissant ses propres capacités au dialogue. L’oligarchie bloque les capacités artistiques d’interversion de la communauté artistique qui pouvait renverser en permanence tout ordre d’agencement, d’établissement ponctuel des acteurs de la création avec une arme qui n’était autre que le renouvellement de sa création et l’éclosion d’un nouvel humus. Les artistes sont légitimement maîtres de leurs flux et c’est avec la marchandisation accrue de l’art moderne et du marché américain qu’ils ont commencé à en perdre la régulation et la dérégulation. En France, la radicalité politique des avant-gardes n’a pas permis au marché français insignifiant de réguler ce flux et c’est avec une mission de maintient de l’ordre dans la communauté artistique que ces institutions culturelles ont fleuri partout en France et surtout sous la gauche qui a profité de son aura auprès de la communauté artistique pour imposer ses mauvais stratèges culturels. Une gauche qui a déployé sur tout le territoire français avec un discours démagogue ces outils institutionnels coercitifs. Si l’art dit contemporain était dominé par une industrie culturelle forte, cette dérégulation du flux artistique aurait été du domaine de cette toute puissance économique comme dans le cinéma. C’est pour renforcer les contraintes sur la communauté artistique que depuis un certains nombres d’années les institutions et le marché cherchent à créer une industrie culturelle dans le dit art contemporain tout en professionnalisant les artistes afin d’adapter leurs pratiques artistiques en une activité des métiers de l’art avec une création non libre mais libéral. Artiste profession semi libérale, un plasticien, un futur chirurgien qui découd et recoud les plis et les replis des chairs du consumérisme en un spectacle « intégré » qui transformera totalement ce flux créatif de l’être en un capital marchand de la créativité socioculturelle à des fins spéculatives pour ceux qui intègreront le marché international. Excusez ma provocation ; mais à l'exception d’une grosse couche de merde à la place des neurones, vous voyez bien que depuis le 11 septembre, partout dans le monde, les gouvernements cherchent à asseoir leur pouvoir avec les cartel internationaux sur les peuples ou les nations avec des mesures militaro économiques, où nos libertés individuelles sont menacées, bafouées et où nous sommes devenus nous, peuple, leur virtuel terrorisme. Les mesures vexatoires contre les artistes de la création contemporaine dans les arts visuels ou dans les arts plastiques ne sont que le fruit d’un large consensus économique et politique décrété dans un large programme politique international de maintien de l’ordre dans la sphère mondial et dans toutes les populations et surtout à visée économique. Les stratégies de l’utilisation du concept « confus » « art contemporain » s’inscrivent dans toutes les stratégies de confusion politico-économiques auxquelles nous assistons sur toute la planète, et ne servent qu’aux préparatifs de l’installation d’un pouvoir militaro-industriel et militaro-financier international qui gouvernera ce nouvel ordre mondial économique. Lorsque on voit dans les vernissages des institutions des artistes faire les dindons car ils sont les éléments de cette modélisation institutionnelle et qu’ils ont les faveurs des gros cons qui dirigent nos institutions culturelles en France. Aujourd’hui même les sportifs montrent leurs désaccords comme pour la tenue par exemple des jeux olympiques dans une dictature, alors qu’eux ne sont qu’artistes dindons, des mous, des hypocrites sans cervelle, acteurs de leur propre connerie, de comiques moutons d’un bien mauvais spectacle où tout en haut de l’affiche domine leur propre servitude et leur propre avilissement. Une petite communauté d’initiés dans une incapacité chronique à créer les mots et les figures d’une révolte légitime contre la dissolution de leur propre condition d’artiste créateur, pire la subissent et applaudissent leurs bourreaux. Depuis que monsieur le Président de la République est aussi Président du conseil pour la création artistique, la France se voit doter de fait d’une culture officielle et non d’un art officiel car la diversité artistique est une alliée objective de la stratégie de la confusion et surtout, un art officiel serait beaucoup trop complexe à mettre en œuvre et contreproductif. Par contre les artistes français qui exposent aujourd’hui dans les institutions culturelles ou biennale publique acceptent de fait d’être un élément positif de cette culture française officielle d’état et ils reconnaissent par leur participation et leur engagement le bien fondé d’un conseil pour la création artistique dirigé par le pouvoir politique central de l’état français. Ces artistes réaffirment la légitimité du concept d’une centralisation forte du pouvoir culturel français dans les mains d’hommes et de femmes adhérents au parti politique de la majorité et d’être donc sous contrôle politique et clanique. Aujourd’hui est un pleur ! Aujourd’hui n’est qu’un conglomérat spéculant sur les archaïsmes, de leurs mains graisseuses noircies par leurs outrages ils voilent le vol d’une liberté d’indépendance et de conscience au nom d’une norme instituée par les disciples de directives de l'ordre établi. Today’s no life, j’effleure ton cœur, dans cette mort soudaine, sans une trace de ta mémoire, poubelle d’une vie, poubelle de ta vie, tes œuvres enfument le gras de leur mythe défraîchi du mercantilisme libéral d’art contemporain. Today’s no life, aujourd’hui est mort, aujourd’hui sans vie, aujourd’hui tyrannie, aujourd’hui est un artiste sans art, aujourd’hui est un intervalle sans écart, aujourd’hui se fige sur les gerçures de nos lèvres en fêlure, aujourd’hui nos œuvres brûlent sur le bûcher de leur dogme... Aujourd’hui éducation rime avec populisme et la pensée subit une véritable cure d'amaigrissement de nos libertés, la création n’est plus que le virus acide et cruel d’une intoxication âcre et amère. C’est au nom du non-art prometteur d’un regard singulier sur nos pratiques artistiques et donc sur des doutes sur le bien fondé de toutes ces expositions muséales que cette oligarchie culturelle s’est appropriée l’œuvre comme une entité globale et qu’ils ont conceptualisé à des fins mercantiles et opportunistes le concept de non-œuvre. Eh oui ! Cette oligarchie culturelle se prend donc pour des artistes oeuvrant pour ses intérêts propres, s’essuyant littéralement les pompes sur notre création et édifiant sans aucune expérience esthétique (ce qui ne fut pas le cas de Marcel Duchamp) une non-expérience esthétique en une discipline asémantique ; une ascèse mortifère, « contrainte visant à la perfection de l’art par une discipline constante de sa mort ». L’expérience esthétique est tout sauf une renonciation, une non-œuvre n’a jamais été le fruit d’une quelconque renonciation pas plus que le non-art. Tous deux ne portent pas en eux le souffle de la mort, mais d’une réflexion sur la vie, la vie de l’art, la vie d’une œuvre qui s’inscrit toujours dans le champ d’une expérience esthétique dont les perspectives sont les horizons informels de la pensée et de la pratique. L’art est complice du non-art, l’œuvre ne peut pas être dissociée du non-œuvre, une exploration des limites dans une tragédie exécutée par l’expérience esthétique. De plus, ce non-art est né dans un contexte politique fort avec la révolution russe, l’internationalisme révolutionnaire avec la montée d’un militantisme révolutionnaire où l’art était considéré comme une expression culturelle bourgeoise, où le discours sur les fondements mêmes de la création, son assise politique avait pris le pas sur la pratique artistique elle-même. Le sublime et le sensible ce sont vus reprochés d’être une expression romantique de la bohème qui n’allait pas dans les rails d’un activisme révolutionnaire, qui ne pouvait pas être intégré aux lendemains radieux du prolétariat ou des travailleurs qui trouveraient eux-mêmes dans le communisme où l’anarchisme sa propre expression culturelle et sa propre expression artistique. Les décennies ont passé, aujourd’hui le non-art n’est plus qu’une idée conceptuelle au service du marché commercial, un concept à valeur d’usage et marchand et qui sert de prétextes aux fachos de tous bords politiques d’écraser la création contemporaine en un capital exploitable par lequel on peut tirer des profits rentables. Le sublime ou le sensible sont indissociables à l’art car ils sont un rempart contre toute forme de déshumanisation de nos civilisations et une borne témoin sociétale. Un véritable baromètre qui donne bien souvent la réelle température politique et sociale de la contemporanéité politique. Lorsque le sublime et le sensible sont dans le collimateur des politiques appliquées, des politiques culturelles ou d’un pouvoir, c’est que la société est en souffrance car tous deux sont des anticorps naturels à une hypothétique robotisation ou mécanisation de l’homme par l’homme. Le sensible et le sublime n’ont pas un potentiel révolutionnaire, certes, mais cela n’a jamais été son rôle, ce sont juste deux valeurs à caractère ou visage humain, fragile et précieux, qui s’inscrivent dans les champs des pratiques intimistes de l’être, dans son « for intérieur ». Ce capital de créativité est parti intégrante de l’évolution de l’homme. L’artiste est un et indivisible, un être qui de « son for intérieur » s’exécute au travers de ce champ de l’expérience esthétique. Cette gente culturelle n’est pas artiste, leurs musées dit d’« art contemporain » ne sont que des battisses qui reçoivent, exposent et conservent le fruit de cette expérience esthétique avec des professionnels qui ont un devoir d’inventaire impartial et qui doivent rester dans le cadre de leurs compétences. Ils ne peuvent en aucun cas revendiquer une quelconque direction artistique qui ne peut-être que la résultante d’une pratique artistique, comme dans le spectacle, le théâtre, la danse, la musique, (…). Les artistes ne dirigent pas les musées d’« art contemporain », car personne ne dirige un concept « confus » qui relève uniquement d’une stratégie économique, d’une technique de manipulation politique et d’une tactique culturelle populiste à visée globaliste. Les artistes ne veulent pas enfermer leurs œuvres dans des musées comme on enferme le grain dans un grenier à grain, un bijou dans son coffret à bijoux, le capital de la créativité humaine n’est pas un capital mort (dans sa définition marxiste) mais un capital vivant qui ne réside pas dans un simple savoir faire comme chez un artisan, car cette créativité dépasse l’œuvre elle-même, son champ d’investigation est sans limite et se trouve aussi dans les champs de sa monstration, de sa publication, de sa divulgation, dans son manifeste, dans sa propagation et sa diffusion. L’artiste a un droit moral sur son œuvre et donc dans son utilisation, aujourd’hui, la main mise grâce à une position abusivement dominante des institutions culturelles d’état sur sa monstration n’est qu’une manière déguisée de s’approprier ce droit moral dans la création en redéfinissant son objet, son intention, son dessein afin d’en détourner sa destination, une destination qui est pourtant la propriété de l’auteur. Cette oligarchie culturelle viole les droits inaliénables des auteurs pour en tirer des profits carriéristes et corporatistes et surtout pour insérer la création dans un profil adapté aux valeurs morales d’une classe politique dominante avec des valeurs en synchronisation avec le marché véreux international de l’art contemporain articulé uniquement autour de la spéculation financière des œuvres d’art. Les artistes revendiquent le droit d’exposer dans des espaces vivants car leurs pratiques artistiques sont le fruit d’une activité vivante et un capital humain qui n’a pas les caractéristiques d’une viande morte surgelée. Un capital humain dont le fluide forme ce flux permanent, perpétuel et ininterrompu (malgré les soi-disant ruptures) appelé création contemporaine. Ces musées doivent s’éteindre et disparaître car ils ont fait assez de mal depuis trente ans à ceux qui ont fait ce choix de l’expérience esthétique et ce choix de vie. Ils seront remplacés par des espaces de diffusion pour la création contemporaine, EDCC, dirigées par une direction artistique et donc par des artistes. Leur direction administrative pourra être donnée à ces historiens d’art (souvent en herbe) avec la direction de la conservation pour lesquelles elle est compétente. Nous avons assisté ces dernières années par les choix du marché de l’art et des institutions à un repli traditionaliste. Cet art consumériste qu’il soit mené d’une façon critique, avec dérision, le baroque ou l’absurde a été un art limité au visible, au tangible et à son étude. Un art traditionaliste et conservateur, souvent narratif, un art qui a permis à l’oligarchie culturelle de plaquer et surtout valider un discours circonstanciel sur les chroniques du visible et qui est aussi une approche méthodique traditionaliste de l’art. Des méthodes qui permettent comme ce fut le cas dans le passé dans l’art traditionaliste religieux d’affirmer le pouvoir du commanditaire et aujourd’hui de cette oligarchie culturelle au service d’une oligarchie économique mondialiste. De plus on a vu s’amplifier dans les grands espaces de ces institutions un travail de commande avec d’immenses installations artistiques ponctuelles répondant à un quasi cahier des charges et rarement de la volonté même de l’artiste qui relevaient plus souvent de la pratique du décors que de celle de l’art, des œuvres d’art que l’on retrouve dans les propriétés des grands et richissimes collectionneurs d’art ou dans leurs fondations. Une pratique rétrograde et traditionaliste de l’acquisition qui remonte à l’antiquité ou l’importance de grandeur du sujet peint est en fonction de son ordre dans la hiérarchie sociale. L’acquisition privée de ces œuvres gigantesques et sa monstration privée réaffirme la toute puissance de son propriétaire, un précepte calqué sur l’antiquité égyptienne et ses pyramides ou avec la construction des cathédrales. On retrouve aussi une pratique picturale du portrait traditionaliste d’un réalisme complaisant du « visible » chez certains peintres vivants aujourd’hui complètement intégrés au marché de l’art contemporain et qui n’a rien avoir avec les pratiques picturales du portrait par exemple chez Bacon ou Giacometti qui elles révèlent la part « invisible » du visible et de la part « invisible » d’un certain réalisme pictural. Elle dévoile la part invisible et latente de la pensée qui échappe à l’artiste lui-même, une pratique proche de celle de Miro ou l’artiste était capable d’aller chercher lui-même cette part de l’invisible qui est en nous tous dans les recoins de nos pensées latentes et informelles. D’autres artistes utilisent cette potentialité comme un puit dont on ne distingue pas le fond, dont on ne situe pas sa source mais dont ont peut puiser interminablement son eau. Si un artiste y puisait à souhait c’est bien Pablo Picasso, qui excitait et stimulait cet humus par des croquis ou des études avant d’attaquer sur le vif le sujet avec cette mécanique qu’il rendait pulsionnelle, un influx autonome dont il savait tirer un maximum de profit. Il savait qu’il avait ce capital en lui dans cette part inconsciente de l’être et dont votre part consciente vous dit qu’il suffit de l’exciter pour lui délier les lèvres. Les messages quelles vous délivrent se transmettra dans le bout du pinceau (pour la peinture) et non dans l’ordre du discours, sous les pulsions s’opèrent une métamorphose de l’informe. Une synthèse qui se déroule et qui se nourrit des strates amassés par l’outil du regard toujours aux aguets et avide d’information, une information qu’il nourrissait de la peinture des anciens et de peintures contemporaines (et ça énervait Henri Matisse). Picasso n’était pas un copieur mais possédait une machinerie redoutable et puissante à extraction. Un artiste intuitif qui savait que l’intuition est une menthe religieuse d’une appétence inhumaine et boulimique d’images fraîches, instructives, révélatrices, annonciatrices, une base de donnée alimenter par le regard qui forge et façonne cet énorme condensateur qui n’attend que de renvoyer en un temps record l’énergie accumulée et emmagasinée. S’il y a un tableau qui en est l’exemple même, c’est Guernica avec un espace scénique, se bras érectile qui gicle de la porte portant la lumière et qui n’est autre que le bras d’une main au poignard qui assassinat Marat, un dessin qu’il a exécuté dans les années 20. Cette lumière qu’il manque aujourd’hui aux artistes pour analyser efficacement leur situation. Cette lumière qu’il manque aux artistes pour faire le jour et mettre à nu toutes ces manipulations politiques et bureaucratiques. Cette lumière qu’il manque aux artistes pour redéfinir leur devenir dans des espaces d’une liberté retrouvée. Cette lumière qu’il manque aux artistes aveuglés par ces manipulations politiques, bureaucratiques, oligarchiques et qui font l’effet parfois d’un violent coup de poignard. Guernica-Marat, une recherche que j’ai menée à la bibliothèque du musée Picasso dans le Marais à Paris pour le scénario d’un long-métrage que j’ai écrit, lequel n’a pas eu l’avance sur recette, ni trouvé de producteur pour que je le réalise. Le scénario aborde les problèmes dans l’art contemporain et les institutions par la bouche de ma petite héros Yame artiste plasticienne et amoureuse d’un conservateur de musée d’art contemporain. Un film dont l’unité de lieu était l’expérience des jardins éphémères et de la BAC OUT de 1993 que nous avions faits à Lyon sur les pentes de la Croix Rousse avec des artistes lyonnais et que je voulais réaliser au même endroit avec les mêmes artistes. Mon héroïne se déchire entre ses désirs de liberté absolue et ses pulsions amoureuses qu’elle porte pour cet homme qui représente socialement et artistiquement tout ce qu’elle ne désire pas. Yame parle de cette liberté volée et s’explique petit à petit cet enfer institutionnel qui l’enclave. Il est aussi difficile de réaliser en France des films critiques sur les institutions françaises que d’exposer, mission impossible sauf si vous avez une fortune personnelle. De toute façon, nous vivons dans un pays où depuis de longues décennies tout est bloqué, cadenassé, verrouillé, ceinturé, une chape d’inertie qui paralyse tout esprit d
’initiative non conforme, non prescrite, non légaliste, non décrétée, non régentée, non édictée, non assujettie et non conditionnable. Un pays qui a tétanisé et pétrifié ses institutions, des institutions françaises qui se sont barricadées et qui se sont cloîtrées dans cette gangue bureaucratique d’abord aux ordres de la propre défense de ses intérêts de son corps et non de nos intérêts communs et partagés, un mal contagieux qui a trouvé d’ailleurs son expression caricaturale dans les institutions européennes. Dans l’Article 12 qui donne scandaleusement immunité judiciaire à vie aux fonctionnaires, à ces bureaucrates nommés eurocrates des institutions européennes sans parler bien sûr de l’immunité de ses parlementaires, (pour les fonctionnaires ; art 12 du protocole sur les privilèges immunités des communautés européennes : « sur le territoire de chacun des états membres et quelle que soit leur nationalité, les fonctionnaires et autres agents des communautés : a/ jouissent de l’immunité de juridiction pour les actes accomplis par eux, y compris leurs paroles et écrits, en leur qualité officielle (…). Ils continueront à bénéficier de cette immunité après cessation de leurs fonctions »). Ces « longs nez pinocchiotesques » avec ce statut absurde est une honte pour ces soi-disant démocraties européennes qui renforcent leurs carapaces et leurs boucliers bureaucratiques européens volontairement disjoints des peuples et au service du globalisme mondial lobbyiste des cartels internationaux édifiés uniquement sur leur recherche permanente de profits juteux. L’oligarchie a jeté hors de ses murs et de son institution dans les baffons de nos poubelles l’art dits « arts singuliers » français, qualificatif et concept tout aussi confus d’ailleurs que l’art dit « art contemporain » puisque l’art est singulier de fait. Les pratiques populaires de l’art sont précieuses, car elles sont un véritable miroir social, émotionnel, moral, culturel d’une société. Un art qui s’élabore sans aucun filtre ou logiciel formaté par l’enseignement artistique. L’oligarchie culturelle totalement inhumaine et anti humaniste malgré ses mensonges et parfois ses attaches a balayé et gommé par sa recherche populiste au nom d’une soi-disant excellence ou surtout de son excellence, la part la plus sensible, la plus touchante, la plus épidermique de l’imagerie populaire.  J’aime ses approches et ses points de vue parfois maladroits de sa propre notion du visible, dans ses approches stylistiques embarrassées ou « débarrassées », dans ses rêves et frustrations sociales, dans son cœur, dans son regard synthétique de son propre vécu, dans la mémoire sous-cutané du réel, l’expression d’un vis-à-vis direct avec sa propre civilisation ou ses propres conditions de vie, une représentation du souffle, de l’ haleine ou de la mauvaise haleine, des respirations, de sa propre conceptualisation, je dis bien « conceptualisation » du visible, pour ceux qui ont parfois du mépris et du dédain pour cet art populaire qu’ils observent comme une expression primaire de la « populace ». Cette oligarchie culturelle française est habitée par une bêtise et une méchanceté systémique, avec des conduites opportunistes et qui s’inscrivent politiquement dans une conjoncture économique déterminée qu’elles que soient leurs attaches ou leurs filiations et qui est le pur produit d’un enseignement universitaire dans une section d’histoire bien précise et qui est condamnable et devra être totalement repensée. Cette pratique artistique populaire est ancestrale, traditionnelle, une pratique systémique et non traditionaliste, elle n’a jamais prétendue supplanter ou gommer d’autres pratiques artistiques au nom d’une évolution ou de mutations irréversibles. Elle est surtout le fruit originel de l’activité désintéressé de l’homme (même si elle a valeur d’usage ou marchande) qui trouve refuge dans ses aptitudes vitales à explorer les « plis et replis » de son existence qui débouchent sur des actes constitutifs de valeurs en son pouvoir de créativité. Rejeter ses pratiques pour tout simplement l’effacer de la cartographie d’une mémoire commune d’un peuple à l’intention des générations futures en lui hottant ce capital mémoire d’un inventaire impartial, un capital de conservation et ses traces de monstration est une conception « aryenne » de classification de la création contemporaine en strates hégémonistes résultante d’une conception « aryenne » de l’histoire de l’art et des mauvais travers de l’historicisme. Une conception « aryenne » de l’histoire de l’art par un cloisonnement de la création vivante en sédiments hiérarchisés et établis selon une doctrine « originelle » de la supériorité, la primauté voir la préexcellence d’une création sur une autre axée sur un arbitrage totalement scandaleux d’autant qu’il est arbitraire et aléatoire. Cette conception a prédéfini le cadre de ce management institutionnel, avec un enseignement universitaire d’histoire de l’art connu depuis toujours pour son conservatisme débile. Un terreau propice pour ajuster cette mayonnaise puante sur les enjeux du globalisme ou du mondialisme (à ne pas confonde avec mondialisation) ayant pour objet l’établissement d’un « nouvel ordre mondial ». Un globalisme ou un mondialisme qui ne sont qu’une palette de grands mots pour dire impérialisme commercial ou impérialisme du marché libéral et abandon de la démocratie au profit de conseils économiques et politiques internationaux consensuels aux volets clos composés seulement d’experts, des membres des cartels de la finance et de l’industrie accompagnés de leurs sujets ; les hautes élites gouvernementales. C’est ce que nous vivons aujourd’hui. Il est d’autant plus scandaleux qu’aujourd’hui les politiciens et gouvernements en France et dans le monde n’apportent strictement malgré les mensonges aucune alternative à cette grave crise économique et politique, avec une spéculation qui repart de plus belle en 2009 et ces énormes bonus distribués aux traders. Il y a bien fort longtemps que les artistes eux apportent des alternatives dans la création contemporaine face à sa mauvaise gestion avec cette soumission dogmatique et hégémoniste d’un marché véreux qui fabrique de fausses valeurs pécuniaires comme les subprime qui n’ont été que la fabrication de fausses valeurs boursières qui a envoyé le monde dans cette grave crise économique capitaliste. Des alternatives artistiques et culturelles gommées par cette junte « cultureuse » en envoyant ses créateurs auteurs à la casse : exclusion sociale et artistique, et à quand les camps de travail et la militarisation institutionnelle ? À l'avenir, public et artistes devront demander un nouveau planning de collecte de tri sélectif et déchets ménagers en demandant à leurs mairies et aux Conseils Généraux (département) de rajouter une poubelle aux encombrants pour les déchets culturels « néo populisme intellect résidus » qui polluent nos vies, salissent l’éducation et contaminent dangereusement l’art dans nos citées. Aujourd’hui cette junte culturelle balaye du revers de la main tout écart culturel qui sort l’artiste des couloirs ou des canaux de la pensée édictée par les globalistes, leur logique totalitaire du marché et ce nouvel ordre mondial qui confirme de jour en jour sa toute puissance planétaire grâce à la servitude gouvernementale et parlementaire. Cette oligarchie culturelle s’est édifiée non pas sur son professionnalisme qui encadre son devoir d’éthique sur son métier de la « conservation » d’une mémoire non globale (au nom d’une culture globale) mais impartiale et équitable à l’intention d’une humanité en devenir. Une mémoire qui offre aux générations postérieures et lointaines les outils et les objets nécessaires à la compréhension des structures, des fondations et de l’assise de notre présent. C’est bien au nom d’une culture globale que c’est articulé ces dernières années la création d’inventaires falsifiés qui rayent au nom de ses intérêts dogmatiques et surtout de la mégalomanie obsessionnelle et démesurée de ses protecteurs. Les partisans d’une culture globale animés d’une seule volonté, c’est d’inscrire eux-mêmes son oligarchie et son dogme dans cette historicité supplantant les artistes eux-mêmes et leurs œuvres. C’est bien au nom d’une manipulation historique de l’interprétation du non-art avec un discours élaboré sur des interprétations mensongères notamment sur le travail de Marcel Duchamp qu’ils ont relativisé toute forme de crédibilité de l’expérience esthétique et des pratiques de l’art et de ses artistes. Ces partisans de la culture globale sont des fous dangereux, voir littéralement des « givrés. L’homme qui vous écrit ce texte même s’il a des pratiques artistique qui n’a rien à voir avec l’art populaire, (relativité, recherche d’une tridimensionnalité en art) a toujours exposé dans des exposition collectives avec des artistes dit des arts singuliers ou populaires et des artistes mêmes totalement amateurs apprenant la peinture ou la sculpture dans des associations et même parfois avec des dessins ou des peintures d’enfants. J’ai en moi cette faiblesse d’être scotché par un simple dessin d’enfant, j’avoue que l’expression graphique humaine me sublime quelque soit sa période, y compris les tags ou les graffitis. Cette planification au nom d’une culture globale perverse dissimulant son globalisme a donc bien donné naissance à un nouvel ordre corporatiste qui a établi son pouvoir et ordonné ses directives au nom d’un concept « confus » d’ « art contemporain » et sous le couvert d’une non expérience esthétique, le vieux rêve classique de toutes les formes de la dictature. Aujourd’hui, pour montrer un exemple similaire ; avec la multiplicité des blogs sur internet, nous pourrions aussi dire que le métier de journaliste n’existe plus car tout le monde est journaliste et tiens la plume de sa propre rédaction, et blablabla… Le métier de journaliste est bien réel avec la pertinence de ses analyses comme l’activité artistique de l’artiste incarne sa véritable richesse et qui au nom de ses libertés peut opter pour le non-art s’il décide que la pertinence de son œuvre se situe dans les limites de ce champ spécifique de l’expérience esthétique. Comme tout ordre corporatiste qui étouffe et qui anéantit toute forme de protestation et de controverses en engloutissant toute forme de démocratie culturelle, l’ordre renforce et corrobore la prépondérance des grands marchands, de leurs riches collectionneurs et de facto, de l’idéologie politique et économique globaliste des cartels mondiaux de l’industrie et de la finance. Cet ordre a bel et bien les caractéristiques d’un ordre fasciste ou post-fasciste, c’est le b.a.-ba de la politique. La France vit bien de nouveau sous une occupation mais sans un coup de fusil, et comme partout en Europe, sur toute la planète, les occupants sont des globalistes ou mondialistes ultralibéraux qui mettent le monde à sac en pillant toutes ses richesses sans exception et liquident par leur position dominante les acquis de la démocratie. Aujourd’hui la nation est morte, les cartels supplantent financièrement les états, le capitalisme ultralibéral globaliste et expansionniste c’est internationalisé après la chute des blocs des pays de l’est qui ont abandonné un immense territoire à reconquérir pour les prédateurs de l’ouest. Un ex territoire formé d’une multitude de nations, des nations qui pâtissaient et subissaient le globalisme soviétique et surtout stalinien, mais déjà, apte, éduqué et formaté au globalisme tout court et donc à recevoir sans grands efforts ce globalisme capitaliste libéral sauvage déguisé et maquillé en mondialisation positive, mondialisation d’échange (oui mais à des fins dogmatiques), culture globale aux fausses allures d’éclectisme ou d’équité et d’un universel dont on connaît depuis fort longtemps les revers. Une culture globale aguichante surlignée d’une mélodie corrosive parfumée des leurres d’un multiculturalisme, d’un pluralisme, d’une diversité culturelle oui mais aux ordres, aux ordres de cette nouvelle aristocratie mondiale qui a spolié l’économie et ses actifs. La culture globale dans un monde régenté par le libéralisme n’était et n’est qu’un concept de matraquage, de propagande et d’endoctrinement. Le monstre globaliste ne rime qu’avec impérialisme, colonialisme, capitalisme, hégémonisme, totalitarisme, absolutisme, dictature et tyrannie, confusion, stratégie belliciste et belliqueuse pour exaucer sa doctrine du chaos et affamer les populations rendues serviles. Avec ce sigle « art contemporain », artistes vous leur signez un apodictique blanc-seing, apodictique car il a été largement démontré et confirmé ces dernières décennies dans son utilisation par la classe politique, les réseaux d’influence, les marchands d’art véreux, agents d’art et son étroite synergie pour le développement du globalisme financier, du productivisme industriel et de son populisme politique et culturel. Tout artiste qui résiste ou qui n’est pas confirmé ou accrédité par l’ordre corporatiste « art contemporain » a visée globaliste et par son oligarchie culturelle est considéré aujourd’hui en France comme une vermine sociale, un parasite culturel, un vulgaire pique-assiette, une souillure de l’art, non plus comme un artiste mais une racaille asociale. L’artiste objecteur au nom de sa conscience ou de ses convictions dans ce petit milieu obtus d’art contemporain n’est plus qu’un psychopathe affabulateur voir schizophrène mais il n’est jamais traité d’artiste dégénéré comme les nazis le faisaient car ça serait un véritable boulevard pour un scandale international. Le qualificatif ou l’attribut de dégénéré ne sont jamais cité mais c’est tout comme, il est latent, omniprésent et sous jacent ! Malheureusement dans un présent proche, dans un tout autre secteur mais si friand aussi de ses libertés individuelles ça sera au tour des journalistes de connaître les mêmes déboires que nous subissons nous artistes non conformistes, non disciplinés ou non obéissants depuis presque 30 ans. La roue de la mauvaise fortune a déjà commencé à tourner ces dernières années et il se renforcera contre ceux qui refuseront de se plier à cette servitude doctrinaire et qui développeront une résistance à cette instrumentalisation populiste. La matraque sera dans la main des gros actionnaires de la presse qui bénéficieront des subsides de l’état ou des cartels de la finance et de l’industrie. Nous devons organiser internationalement notre résistance sachant que cette biennale de Lyon n’a que pour existence les perspectives d’un monde globaliste. Le principe de cette biennale à visée globaliste est défendu par le Parti socialiste Lyonnais à tendance libérale comme son maire de Lyon. Cette biennale est soutenue aussi par la droite libérale gouvernementale et son ministère de la culture. Une biennale dont le principe est conduite par une collusion politique libérale et globaliste.  Un discours globaliste comme le revendique d’ailleurs son soi-disant autoproclamé directeur artistique mais en réalité uniquement directeur de sa plume dans son introduction à cette biennale officielle 2009, Monsieur de Thierry de Raspail de Lyon. Un homme qui n’a aucune autorité sur la communauté artistique française, une communauté qui est loin d’être dupe mais qui a compris depuis longtemps le message : « marche ou crève ! ». Une petite oligarchie culturelle française qui conduit ses affaires comme si elles s’inscrivaient dans un dispositif éternel calqué tout droit sur des méthodes de la doctrine libérale globaliste. Une doctrine qui ces dernières années a matraqué ces soi-disant valeurs universelles et éternelles par une pression médiatique planétaire hors norme dans l’histoire de l’humanité en traitant de ringard, de ridicule, de risible, de médiocre, d’un passé révolu tout ceux qui s’opposaient à son essor. Une ringardise qui comme tout le monde l’a vu, nous a amené tout droit dans cette grave crise économique. Un concept confus d’« art contemporain » qui s’arc-boute sur le même registre ; des tactiques et des stratégies pilotées ces dernières années par un système de persuasion utilisant les mêmes formules, les mêmes recettes qui stigmatisent les soi-disant archaïsmes culturels des opposants et des détracteurs du libéralisme populiste globaliste culturel. Ce concept confus d’« art contemporain » n’a été qu’un outil social, culturel et politique à la disposition de l’oligarchie culturelle et des élus libéraux aussi bien de droite que de gauche pour une intoxication systématique et coordonnée du tissu culturel et artistique en France. Un véritable rouleau compresseur qui a laminé le sens, la perception, l’émotion par un individualisme matérialiste libéral fondé sur la résignation. Ce concept confus d’« art contemporain » a nivelé la création contemporaine par une croyance méthodique guidée par des comportements aveugles à un hyper élitisme libéral régit par l’unique marché international de l’art contemporain et ses fluctuations spéculatives. Au nom de la culture globale et de ce concept confus d’« art contemporain », ces pouvoirs politiques et oligarchiques ont fait croire aux artistes des aberrations grossières articulées sur une illusion grotesque que le marché culturel libéral et l’industrie culturelle étaient seuls aptes au regard de l’histoire de garantir une pérennité à toutes les nouvelles formes d’émergences artistiques à travers la planète. Et lorsque je dis pérennité, je suis plutôt sympathique ! Car certains d’entre eux pour vendre leur marketing politique et oligarchique ont vanté dans leurs exposés, leurs colloques, leurs briefings culturels les capacités infinies du marché de l’art à métamorphoser et satisfaire toutes nouvelles émergences artistiques en une immortalité muséale. Sans compter sur les mêmes capacités infinies de ce marché globaliste à garantir à chaque artiste la générosité du mécénat industriel et à leur ouvrir les voies d’accès à la sphère internationale de l‘art contemporain. Sombres mensonges, les artistes aujourd’hui s’enferment dans une réalité française qui est tout autre, c’est la précarité et sa paupérisation ! Quand au marché de l’art, il suffit de suivre de temps en temps les cotations pour s’apercevoir que les grands marchands d’art internationaux préservent les côtes élevées de leurs étalons qui sont à peut près les mêmes depuis deux décennies car le maintien de leurs étalons en haut de la sphère du marché international donne l’illusion aux grands collectionneurs, banquiers ou industriels d’avoir fait les bons placements. Ne plus répéter les erreurs du boum des années 84-85, où des banques qui ont voulu se défaire plus tard de leurs achats se sont aperçues que des œuvres d’artistes émergents qui avaient été achetées pour des sommes bien rondelettes ne valaient pas un sou. Quand au marché, il ne prend certainement pas en compte avec les institutions de la multiplicité des émergences artistiques car le marché de l’art et les institutions suivent les règles du marché international global de toutes les formes de marchandises et de ses propres priorités commerciales internationales, mondialiste et globaliste. Au lendemain de la chute du mur de Berlin, les artistes russes sont mis à la mode car la Russie s’inscrit pour l’industrie, la spéculation ou finance internationale dans les nouveaux territoires à coloniser, à conquérir et à intégrer. Ce fut dans les années qui ont suivi les modes des anciens pays de l’est au même titre comme aujourd’hui les artistes chinois sont à la mode car la Chine entre dans le carcan économique de ce capitalisme ultra libéral sauvage à la recherche de nouveaux profits juteux. Dans les années 70-80, les artistes français criaient à l’injustice car ils étaient peu montrés en France, des années 90 jusqu’à ce jour, ils crient la même rengaine car ils ne sont pas montrés ou montés dans la sphère internationale mais ils ne sont que les prisonniers de leur propre bêtise. Le marché de l’art suit la globalité des intérêts pécuniaires du marché économique mondial, donc allez habiter en Chine, au Brésil ou en Inde. Pour les plus kamikazes qui voudraient anticiper sur l’évolution du marché mondial et ses nouvelles conquêtes, allez en Corée du Nord, bonne chance ! Et pour les plus talentueux, chez la reine mère aux Etats-Unis. Mais sachez que le noyau dur toute en haut de la sphère internationale restera le même ponctué de quelques nouveaux adhérents des pays dits émergents pour assurer une stabilité spéculative au marché de l’art bâtit sur l’éphémère. La France n’intéresse plus le marché global hormis pour son intelligence scientifique que l’on vient nous dérober alors qu’il est le seul avenir du pays, et pour ces potentiels transferts de technologie qui restent d’intérêts pour les pays émergents. Quand aux artistes et aux émergences artistiques en France, à part ce faire piquer ou plagier leurs créations par des artistes à l’étranger dans les nouvelles émergences mondiales car ces pauvres artistes en France sont snobés volontairement par les institutions culturelles françaises qui ne font pas ni leur devoir d’inventaire (impartial) et encore moins de leur apporter une quelconque protection, il ne vous reste plus que le RSA comme dédommagement pour plagiat « hors sol ». Une biennale de Lyon qui s’inscrit dans une propagande finement aiguisée et avide de subventions et de mécénats, absorbant tout sous son passage, finances publiques et fonds privés et ne laissant rien à d’autres alternatives ou aux artistes autonomes refusant leur diktat. Une oligarchie culturelle française zélée qui opère une véritable dislocation non pas de la communauté artistique car les artistes en arts visuels sont souvent solitaires mais une dislocation des intérêts communs et partagés de tous ces artistes. Cette oligarchie a usé de sa position dominante abusive institutionnelle ramifiée en différents pôles, musée d’art contemporain, centres d’art, FRAC, DRAC, CNAP, délégations aux arts plastiques, (…) dont les membres fonctionnent tous main dans la main malgré quelques frictions d’ego, ceux qui ne veulent pas jouer le jeu ont toujours été virés ou déplacés. Nous l’avons vu au moment de la présidentielle de 2007, avec la grave crise qui a traversé le FRAC Aquitaine où j’avais avec les Apea (association des artistes plasticiens plasticiennes en Aquitaine) publié une lettre ouverte avec des propositions d’une nouvelle forme de gestion du FRAC Aquitaine. Olivier Kaeppelin responsable de la délégation aux arts plastiques représentant du gouvernement de droite de Chirac avec Thierry Raspail directeur du musée de Lyon et de la biennale de Lyon dans une ville dirigée par le parti socialiste, ont nommé avec Françoise Cartron vice-présidente au Conseil Régional d’Aquitaine à la culture dirigé par le parti socialiste et présidente du FRAC Aquitaine (c’est pratique ceux qui distribuent les subventions président les associations qui touchent ces subsides, no comment !) en excluant les artistes d’Aquitaine (les premiers concernés) dans une réunion au volet clos accompagnés de quelques autres membres de cette caste culturelle ont nommé une nouvelle directrice du FRAC, une personne du sérail membre de l’oligarchie. Une réunion à huit clos composée d’un jury d’ailleurs qui ressemblait très fort à une réunion de frangins et de frangines, enfin bon, je veux bien être démenti ! Il est évident que le message était clair, la gestion culturelle de l’art contemporain n’est pas du ressort des artistes mais des deux partis politiques libéraux majoritaires de droite et de gauche avec l’oligarchie culturelle. Cette oligarchie qu’ils ont communément mis en place par les différentes alternances de droite et de gauche, et vive la démocratie culturelle et tout simplement la démocratie ! Un véritable travail de sape auprès des artistes qui subissent en plus par ce monopole oligarchique culturel et cette hégémonie politique consensuelle droite gauche, une rétention de l’information au profit des quelques artistes initiés qui ont leurs petites faveurs. Une rétention de l’information renforcée et cimentée par des écrans baptisés commissaire d’expositions, conservateur de musée, directeur de centre d’art, curateur, directeur de Frac, (…) qui ne procèdent jamais avec des appels d’offre publics pour monter leurs expositions, je vous rassure, ils ne sonnent pas le clairon, ce n’est pas le genre de la maison, et puis c’est gâcher du papier et du temps de travail, comprenez-vous ! Comprenez surtout que si vous n’êtes pas initié et si vous n’avez pas l’oreille dans les bons tuyaux vous pouvez toujours vous gratter pour postuler à ce genre d’exposition, et surtout avec de l’argent public que l’on ne gaspille pas au nom de l’équité, surtout pas, mais au nom d’un corporatisme absolu et d’une politique clientéliste ! Tirez la langue, vos amygdales se coincent ? Mais, y a t il des tricheurs ? Dans les Frac, il y a une commission qui achète les œuvres d’art pour compléter sa collection publique. Vous ne trouverez pas la liste des personnes qui l’a compose sur leur site internet et encore moins leur historique car s’il y avait des conflits d’intérêts, bien voyons, ça se saurait tout de suite ! Il suffirait de croiser les achats et les galeries d’art représentant l’artiste acheté, avec les membres de toute ces commissions ; les agents d’art, les élus, les fonctionnaires, commissaires d’exposition, curateur voir professeurs de toutes les commissions de toutes les régions, vérifier les noms des membres dans l’historique de chaque commission, etc. Enfin on n’est pas flic ! Omerta, en plus, pour accéder au tuyau, il ne suffit pas d’avoir une bonne oreille, il vous faut connaître la bouche d’accès à la plomberie et il vous faut renifler juste comme des toutous ! Enfin, artiste si vous n’êtes pas artistes initiés ce paragraphe que je viens d’écrire ci-dessus ne vous concerne pas car il est strictement impossible d’avoir accès à ces informations, secret corporatiste oblige ! Et quel dommage, le CNAP qui achète aussi des œuvres mais qui est le seul à afficher le nom des membres de sa commission d’achat, n’a pas eu l’idée car la dette de la France s’amplifie d’acheter directement aux artistes sans passer par la case galerie d’art. Le CNAP pourrait-il dans ce cas acheter deux, trois, quatre, cinq fois plus d’œuvres et faire plus d’heureux dans la communauté artistique ? Mais au fait combien de fois plus ? Est-ce que le CNAP vérifie la nature du contrat qui lie l’artiste à la galerie d’art pour voir si le marchand n’est pas véreux et qu’il n’enfile pas financièrement pas ses artistes esclaves puisque un très grand nombre d’artistes signent un contrat d’exclusivité ! L’oligarchie culturelle a pour cheval de bataille de se revendiquer comme un système incontournable où il n’y aura pour les artistes ni d’en dehors, ni d’ailleurs sans eux et leur sainteté corporatiste Thierry Raspail qui comme Monsieur Hou Hanru, commissaire de la Biennale revendiquent cette impossibilité « d’en dehors ». Pour Hou Hanru, un monsieur qui est né en Chine avec un parti politique unique, on comprend que le malheureux n’a pas appris à concevoir dans son éducation scolaire un « en dehors » ou un « ailleurs ». Un discours commun entre le gouvernement chinois et les globalistes qui eux bien capitalistes nous harcèlent avec le même discours et leur nouvel ordre mondial ; il n’y a pas de vie, pas d’en dehors, pas d’ailleurs au marché libéral globaliste ou mondialiste à la recherche permanent de profits juteux, vous êtes dedans à tout jamais ! Heureusement et notamment à Lyon, que les résistants pendant la dernière guerre mondiale pensaient qu’un « en dehors » et « un ailleurs » étaient possibles sinon on entendrait encore le bruit des pas de bottes ferrées claquer sur les pavés des champs Élysées. Une petite oligarchie culturelle française qui nous joue l’intoxication et déploie par des ramifications complexes entre le marché international de l’art avec leurs réseaux d’influence et les institutions en Europe, sur le continent américain, en Asie accompagnés d’une nébuleuse d’associations corporatistes et du lobbying au sein même de l’Europe des moyens de coercition contre l’indépendance originelle et l’autonomie naturelle de la création contemporaine et contre les avantages avérées du créateur affranchi.

Artistes ne parlez pas non plus à une certaine petite caste d’élus français prééminents dans la gestion culturelle de ce pays qui ont converti l’argent du contribuable en un appât pour harponner le droit à la parole et le droit total à la liberté d’expression dans la création contemporaine. Nous en avons notre claque de transpirer de la main lorsque nous les croisons et nous dénonçons leur captation fonctionnelle de l’argent public édifiée sur une forme de cooptation illégale et illégitime, scandaleuse et arbitraire, un piège et un chantage redoutables tendus aux artistes qui désirent vivre de leur activité et exposer. Vingt-sept années de sadisme politique accompagnées de vingt-sept années d’inhumanité et de tyrannie institutionnelle culturelle, ça suffit ! Un véritable no futur pour nos enfants où une compassion républicaine funeste a pris le pas sur la solidarité, le partage et la liberté de conscience. Depuis trop longtemps la servitude volontaire s’est substituée au talent dans notre constellation artistique et surtout plastique, c’est un notoire coup de poignard pour notre activité, notre liberté et notre dignité ! Jamais depuis l’occupation et le gouvernement fasciste de Pétain, toutes alternatives culturelles résistant contre cette destruction systématique de la démocratie culturelle en France depuis vingt-cinq ans n’ont été autant neutralisées, asphyxiées, garrottées par cette junte oligarchique culturelle française qui exploite et détourne la création et ses œuvres pour son propre expansionnisme et son activisme corporatiste afin d’affiner son marketing lobbyiste et son hégémonie sur le territoire de l’art.

Aujourd’hui, malgré les mensonges, personne, je certifie, personne ni aucune revue d’art ne connaît le véritable visage de la création contemporaine française dans son ensemble car depuis le milieu des années 80, un très grand nombre d’artistes vivant en France cachent leur production artistique. Ils ne veulent plus montrer leurs œuvres en public dans notre pays et refusent qu’elles soient répertoriées par les administrations culturelles ou diffusées sur internet. Premièrement car ils pensent que les élus se comportent mal avec les artistes et qu’ils les prennent pour des cons avec leurs opérations « ateliers portes ouvertes » qui ne coûtent pas un rond à la cité et qui relève du marketing politique au profit des maires en place. Deuxièmement, il y a eu trop de vol ou de plagiat d’artistes talentueux non reconnus depuis le boum du milieu des années 80 par des artistes insignifiants soutenus à grands coups de subventions par les institutions françaises et ce, parfois, déjà dans le cursus de l'enseignement supérieur dans les écoles des Beaux Arts avec des étudiants imités, volés puis virés par une petite minorité de professeurs d’art mal intentionnés. Troisièmement, parce que les historiens d’art, critiques d’art se sont conduits comme des pies et ils ont été présents que là où l’on snifait le fric, le luxe et le clinquant et bien sûr l’institutionnel où eux-mêmes ont institué. Une intelligentsia qui a esquivé, fui, ignoré, inexploré, occulté puis gommé tout le milieu alternatif de la création contemporaine depuis les années 80. Aucun d’entre eux n’est capable de témoigner de cette mémoire qui a pourtant porté un grand nombre de pratiques transversales dans la création contemporaine et a déployé une opposition et un refus au globalisme ou mondialisme économique et culturel! Quatrièmement, en raison d’une censure politique menée d’une main de fer par cette junte culturelle française et ses mesures vexatoires contre les artistes qui sont indignes d’un pays qui se prétend des droits de l’homme (aujourd’hui qui ne relève plus que d’un vague souvenir) et dans un pays qui se revendique encore comme démocratique (le présent en ruine).



L’œuvre d’art face aux slogans d’universel, de mondialisme et de globalisme

C’est sous le couvert comme je l’ai expliqué de la notion d’universel, et surtout grâce ce concept d’universel marié et conjugué au concept de culture globale que cet outil de confusion, ce concept « confus » d’art contemporain s’est diffusé dans les rouages intellectuels qui ceinturent le petit milieu de la création contemporaine en France et à l’étranger. Nous assistons depuis une bonne trentaine d’années à la métamorphose des œuvres d’art dans la création contemporaine sur toute la planète. Des artistes qui ont entre les mains des créations qui n’ont en soi aucune valeur d’usage et qui se métamorphosent dans le marché international du sigle « art contemporain » en une marchandise à très forte valeur ajoutée. Cette métamorphose est un « porte valeur » idéologique et économique dont la valeur d’usage n’a rien à voir avec sa forme originelle. Une valeur d’usage qui est le reflet et le miroir d’une transmutation de l’œuvre en une aliénation universelle portée par la culture globaliste et par sa vulgarisation didactique du populisme financier et industriel. L’œuvre mute en prétextes et véhicules de propagandes à vocation universelle, objets usuels de l’instrumentalisation pulsionnelle de masse. Cette très forte valeur ajoutée sur les œuvres d’art n’est toujours que ponctuelle et conjoncturelle sauf pour un noyau dur toute en haut de la hiérarchie. Elle oscille selon les amplifications d’une existence fonctionnelle déterminée ou surdéterminée par les spéculateurs et acteurs du globalisme en fonction de la mission de sa charge populiste transformée en un signe esthétique qui irrigue les canaux ou les véhicules de l’information. Un signe esthétique spécifique dont l’attribut n’est que la valeur d’usage marchand d’une prestation de propagande universelle à vocation pulsionnelle. Elle se paie ponctuellement à prix fort en raison de son rayonnement planétaire et uniquement lorsqu’elle est caparaçonnée ou harnachée de cette valeur d’usage rationnelle. Paradoxalement, on peut constater qu’à la vue de l’efficacité de son rayonnement, elle est en réalité payée à prix faible car le prix d’une campagne de marketing populiste et de propagande à visée internationale ou planétaire coûte beaucoup plus cher. Nous avons tous entendu à la télévision, chaîne publique et privée confondus, que la création contemporaine ou l’art contemporain se portaient bien car tel artiste de renommé internationale venait d’exploser toutes les espérances du marché de l’art avec une vente à des prix hors normes ou phénoménaux. Une rengaine bien huilée qui s’est étendue à tous les « 20 heures » tout autour de la planète, calquée sur l’annonce des plus values exorbitantes et surdimensionnées prises par des actionnaires, parachutes dorés, gros salaires des dirigeants de la finance ou l’industrie, les redistributions de primes pour les traders. Un populisme culturel nécessaire afin de porter et blanchir les méfaits de cette économie mondiale pulsionnelle liée au capitaliste globaliste sauvage et ultralibéral. Elle réaffirme aussi la force et le dynamisme financiers des bénéficiaires de ce globalisme sauvage et fait admirer au monde le spectacle de sa puissance et des vertus de la richesse pontifiant avec emphase le soin de son propre bien-être esthétique. Une rengaine qui certifie son autorité planétaire sur les nations en affirmant la nature de son pouvoir avec comme l’un de ses piliers fondateurs, une culture globale mais en réalité globaliste. Elle manifeste publiquement sa capacité de remercier les bons éléments artistiques qui reconnaissent sur toute la planète quelque soient leurs situation géographique son autorité. Les globalistes ou cartels de l’industrie et de la finance sont au dessus des nations et des cultures, la provenance de la création artistique l’indiffère car elle répond toujours à une stratégie géoéconomique. C’est la fidélité de cette création contemporaine en une reconnaissance totale aux lois du marché édictées par les cartels et son hégémonisme globaliste qui est avant tout rémunérée, gratifiée, primée, récompensée voir couronnée. Voilà le rôle exact de l’oligarchie culturelle, cette junte française nauséabonde dans l’institution ou dans l’administration culturelle avec la protection de certains élus; d’encarter la création contemporaine française dans les arts visuels ou les arts plastiques pour qu’elle soit en osmose ou en phase totale avec cette volonté impérialiste et expansionniste de ce despotisme économique capitaliste, libéral et sauvage. Une oligarchie culturelle qui dérégule la bonne marche de la création contemporaine, divise ses auteurs créateurs en écartant et excluant les artistes, les associations, les mauvais sujets, ceux qui osent résister, contester, désavouer ou critiquer. Une bonne parole cathodique qui nous rappelle ce dicton : quand le bâtiment va, tout va ! Alors que lorsque le concept confus et le sigle commercial « art contemporain » rime avec une hyperbole dont les deux vecteurs sont la démesure pécuniaire et un rapt de toutes les richesses de la planète, rien ne va !

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